Sur proposition de la ministre de l’Enfance, Valérie Lescrenier, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce vendredi le principe d’un recours encadré aux flexi-jobs dans l’Accueil Temps Libre, avec une attention particulière portée à l’accueil extrascolaire. L’objectif est d’éviter qu’une absence ponctuelle au sein d’une équipe ne se traduise par des difficultés d’accueil pour les enfants, pour l’équipe et dans l’organisation des parents.
Éviter qu’une absence ne devienne un problème pour les familles
Déposer son enfant avant le début des classes, pouvoir compter sur un accueil après l’école ou organiser ses horaires de travail en sachant qu’une solution existe : pour de nombreux parents, l’accueil extrascolaire est un trait d’union essentiel du quotidien.
Lorsqu’une équipe est confrontée à une absence ou à un remplacement qu’elle ne parvient pas à assurer par les voies habituelles, cet équilibre peut rapidement être fragilisé. Le principe retenu par le Gouvernement vise à offrir une possibilité supplémentaire pour répondre à ces situations ponctuelles.
« Ma priorité reste l’emploi stable, qualifié et de qualité. Les flexi-jobs ne doivent ni s’y substituer, ni devenir une réponse structurelle aux besoins du secteur. Mais je souhaite aussi rester pragmatique : lorsqu’un opérateur fait face à un besoin ponctuel ou à un remplacement qu’il ne parvient pas à assurer par les voies ordinaires, nous devons pouvoir envisager cet outil dans un cadre strict. » — Valérie Lescrenier
Le recours aux flexi-jobs devra rester limité et répondre à des besoins ponctuels, dans le respect des qualifications et compétences nécessaires. Une attention particulière sera portée à l’accueil extrascolaire, où une difficulté de remplacement peut avoir un impact immédiat sur l’organisation des familles et de la journée professionnelle des parents. Cette démarche s’inscrit également dans la réforme plus large de l’ATL, qui vise à renforcer la professionnalisation, la stabilité et la formation des équipes.
Une solution complémentaire, dans un cadre balisé
Les consultations avec le secteur ont fait ressortir des préoccupations en matière de qualité de l’accueil, de stabilité des équipes et de professionnalisation de la fonction. Elles seront prises en compte dans la mise en œuvre du dispositif.
« J’entends les inquiétudes du secteur et je continuerai à dialoguer avec lui. L’objectif n’est pas de précariser l’ATL, mais de donner, lorsque c’est réellement nécessaire, un peu de souplesse aux opérateurs sans jamais sacrifier la qualité de l’accueil et de l’emploi. » - Valérie Lescrenier.
Les démarches nécessaires vont désormais être poursuivies afin de permettre la mise en œuvre de cette orientation. Une évaluation de la mesure dans les 10 mois de sa mise en œuvre est également prévue afin d’en suivre les effets sur le terrain.